Isabelle CARABANTES, magicienne​

Galerie Eugène, Exposition, Artiste, Sculpture, Portrait, Animal

« Carabantes ! Un nom qui sonne comme un « Abracadabra » lancé par un magicien devant une assistance bouche bée.

Ebahie je le suis face au travail incroyable de la sculptrice Isabelle Carabantes. Comme d’habitude c’est l’émotion qui guide mes choix d’artistes. Je suis émue par ces sculptures animalières, ces têtes de lion, de singe, de guépard… tellement proches de nous. Certaines nous regardent d’un air fier, d’autres aimeraient nous apprivoiser, à moins que ce ne soit le contraire.

Un univers animalier juste et précis, pourtant loin des classiques rugissants de la fin du 19 ème.

Le monde animal d’Isabelle Carabantes mérite le meilleur, un matériau noble, le bronze sans aucun doute. »

Marie Jousse, galeriste

Galerie Eugène, Exposition, Artiste, Sculpture, Portrait, Animal
Galerie Eugène, Exposition, Artiste, Isabelle Carabantes

Chaque réalisation commence par un travail sur l’anatomie des animaux puis par une étude de leur structure sociale pour restituer avec émotion leur beauté sauvage et leur puissance qui n’ont d’égal que la fragilité de leur vie. Elle comprend très vite qu’entre humanité et animalité, la frontière est ténue, que l’animal est aussi l’avenir de l’homme.

L’artiste se dévoile dans son travail plus qu’elle ne pourrait nous en parler, par pudeur. Sa démarche n’est pas celle d’un naturaliste. Une fois l’anatomie étudiée, elle s’en échappe, pour une interprétation personnelle du sujet en se focalisant sur l’émotion ressentie. C’est donc toujours avec fébrilité qu’elle travaille sur une nouvelle œuvre. . La crainte de ne pas arriver à restituer un peu de la beauté et de la vie qui jaillissent de ses modèles … tenter de raconter une tranche de leur vie. Elle a imprimé des instants saisis et volés, des sons, des odeurs, des couleurs, la sculpture étant pour elle un travail en trois dimensions et en couleurs. Contraste et unité, force et sérénité, lient cette fois l’oeuvre de l’artiste, et son bestiaire. Si le modelé est donc parfois violent, la matière, maîtrisée, parle toujours d’elle même.